Affaire Sonia Nour : petit rappel des faits

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1er octobre 2017 : Ahmed H. tue à coups de couteau deux jeunes filles de 20 ans à la Gare Saint-Charles de Marseille en criant « Allah akbar ».

2 octobre 2017 : Sonia Nour collaboratrice à la mairie de la Courneuve en Seine-Saint-Denis publie ce post sur Facebook :

Très vite le maire de la ville, Gilles Poux, suspend l’intéressée de ses fonctions. Celle-ci saisit le tribunal administratif.

3 novembre 2017 : le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil annule la sanction provisoire prononcée et ordonne la réintégration de Sonia Nour, au motif qu’aucune poursuite disciplinaire ou judiciaire n’a été engagée contre elle.

Cette décision a de quoi choquer. Pourtant elle s’explique au plan juridique.

La suspension d’un agent n’est pas une mesure disciplinaire mais une mesure conservatoire prise dans l’intérêt du service en cas de faute grave. Pour les fonctionnaires une telle mesure peut être prise sur le champ, à la seule condition de saisir « sans délai » le conseil de discipline. En revanche, pour les contractuels, un arrêt d’Assemblée du Conseil d’Etat rendu en 1994 a jugé « qu’il appartient à l’autorité compétente, lorsqu’elle estime que l’intérêt du service l’exige, d’écarter provisoirement de son emploi un agent contractuel qui se trouve sous le coup de poursuites pénales ou fait l’objet d’une procédure disciplinaire ». Les poursuites doivent donc, dans ce cas, être préalable à la mesure conservatoire. Or Sonia Nour est contractuelle et il semble qu’elle ait été suspendue avant toute poursuite. Telle est la motivation de la décision rendue, qui se garde bien de considérer que Sonia Nour n’aurait pas commis de faute grave. Le maire de la Courneuve peut donc reprendre la procédure à zéro en respectant la chronologie exigée par le Conseil d’Etat.

Cette affaire pose une nouvelle fois la question du relativisme, ce poison du « tout se vaut », qui fait des ravages. Le relativisme, c’est l’inversion des valeurs conduisant à tout mettre sur le même plan. Ainsi, le terroriste devient un martyr et les violences faites aux femmes se transforment en terrorisme, ou la souffrance de la mère d’un terroriste est comparée à celle des mères de ses victimes.

Le relativisme n’est rien d’autre qu’une apologie du terrorisme.

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